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Les Tournois de football

L'histoire des Coupes du Monde et d'Europe de football. Avec les résultats, effectifs et résumés signés par moi-même.

Coupe du Monde 1966 en Angleterre, Groupe A: Angleterre - France

Publié le 19 Novembre 2020 par Ygor Parizel in Wembley, Angleterre, Bobby Charlton, Bobby Moore, France, Gordon Banks, Martin Peters, Doublé

Match 21

Groupe A

20 juillet 1966

Wembley, Londres (98,000)

 

Angleterre - France 2-0 (Arb: Arturo Yamakasi Maldonado, PER)

Buts: 39' Hunt (1-0), 76' Hunt (2-0)

 

1 Gordon Banks (Leicester City, 28)

2 George Cohen (Fulham, 26)

3 Ray Wilson (Everton, 31)

4 Nobby Stiles (Manchester United, 24)

5 Jackie Charlton (Leeds United, 31)

6 Bobby Moore (C) (West Ham United, 25)

16 Martin Peters (West Ham United, 22)

8 Jimmy Greaves (Tottenham, 26)

9 Bobby Charlton (Manchester United, 28)

20 Ian Callaghan (FC Liverpool, 24)

21 Roger Hunt (FC Liverpool, 27)

Entraîneur: Alf Ramsey

 

1 Marcel Aubour (O. Lyon, 26)

2 Marcel Artelesa (C) (AS Monaco, 28)

4 Joseph Bonnel (Valenciennes, 27)

5 Bernard Bosquier (Sochaux, 24)

6 Robert Budzynski (FC Nantes, 26)

16 Robert Herbin (AS Saint-Étienne, 27)

15 Yves Herbet (Sedan, 20)

12 Jean Djorkaeff (O. Lyon, 26)

13 Philippe Gondet (FC Nantes, 24)

14 Gérard Hausser (RC Strasbourg, 27)

20 Jacques Simon (FC Nantes, 25)

Entraîneur: Henri Guérin

 

Résumé

La France pour éliminer le pays organisateur doit l'emporter par deux buts d'écarts, c'est la seule solution pour elle, pour cela Robert Herbin revient aux affaires (il était blessé pour le deuxième match). Côté britannique, un seul changement aussi, le néophyte liverpuldien Ian Callaghan est aligné à la place de Paine. Les anglais s'installent immédiatement dans les 30 mètres français, leur jeu est dynamique et ce début de match est plaisant à suivre. Les Bleus pointent le bout du nez hors de leur moitié de terrain seulement après une dizaine de minutes, Herbin d'une tête ardue à effectuer produit le premier tir au but même si celle-ci passe loin des poteaux. On remarque que la ligne arrière française joue le hors-jeu efficacement, Greaves l'apprend à ses dépends, il est pris plusieurs fois au piège. Sur une incompréhension entre Banks et Wilson à la relance, les anglais perdent un ballon qui aurait pu faire des dégâts heureusement pour eux, les français se repliaient déjà. À 36/37 mètres, Jackie Charlton surprend en frappant un coup-franc avant que Aubour fabrique son mur (l'anglais est coutumier de ce genre d'action), il boxe cet envoi puissant en corner, ce coup de pied arrêté est comme un signal pour son équipe qui remet la pression sur le rectangle adverse. Sur un centre de Callaghan, Hunt saute plus haut que le stopper et prolonge sur Greaves qui à l'affût au deuxième poteau marque mais est signalé hors-jeu, mais l'ouverture du score est dans les parages, c'est palpable ! La domination britannique se fait surtout dans les airs, ou ils sont bien plus forts que tout le monde. Sur une passe incisive de B. Charlton, Jimmy Greaves à 2 mètres du but vise la lucarne mais la rate de peu. Dans la minute suivante, B. Charlton presque à 30 mètres veut réussir là ou Greaves à échoué juste avant, Aubour réalise une claquette et met en corner, c'est sur celui-ci que les anglais vont trouver la solution. Martin Peters le joue vite et récupère le ballon pour centrer au deuxième poteau ou J. Charlton démarqué pique sa reprise sur la base du montant mais rebondit dans les pieds de Hunt qui avait bien suivi, 1-0. Jimmy Greaves aura une dernière occasion et Robert Herbin se ressent de sa blessure avant que le référée ne mette un terme à la mi-temps. On ne voit pas comment la France pourrait dorénavant bien flanquer 3 buts à l'Angleterre, celle-ci surpassant aussi bien athlétiquement que collectivement le onze français, seuls Herbet, Simon et Bosquier (il frappera 5 ou 6 fois au but, pas mal pour un back-gauche !) tirent un peu leurs épingles du jeu offensivement parlant.

Au retour sur le terrain, on voit des anglais plus détendu et tranquille, certes ils continuent d'aller de l'avant mais avec moins d'intensité. Après 10 premières minutes assez calmes, le match s'emballent à nouveau mais cette fois sous l'impulsion des Bleus tandis que les Three Lions s'essaient aux contre-attaques. Ray Wilson, le défenseur central d'Everton se blesse après Herbin et Stiles cela commence à faire beaucoup. Sur une jolie balle en profondeur au point de réparation, Simon se lance et d'une tête oblige Banks à plonger et mettre en corner. Martin Peters des 25 mètres fait se détendre à son tour Aubour quelques secondes plus tard, B. Charlton score mais en position hors-jeu. Dans le cinquième quart d'heure, Bobby Charlton au lieu de courir vers l'avant comme il l'avait fait lors des matchs précédents joue plutôt au distributeur, il distille d'excellentes passes en profondeur mettant en valeur la vitesse de ses attaquants. Ensuite, B. Charlton se déporte sur la gauche donne un centre trop long qui aboutit de l'autre côté à Callaghan qui lui dose mieux son centre sur la tête de Hunt, le buteur de Liverpool en déséquilibre réussi tout de même à placer au fond malgré une touchette d'Aubour qui ne peut stopper le cuir, 2-0 à la 76e. Jacques Simon, peut-être le meilleur français sur le gazon est lors d'un contact touché et doit sortir aidé par les kinés, on doute qu'il puisse remonter (il refoulera la pelouse mais en boîtant bien-bas), les Bleus évoluent quasi à 9 car Herbin est dans l'impossibilité de courir depuis la pause. Malgré toutes les blessures, les français se créent une action collective avec les valides qu'ils leurs restent, qui fini par un tir de Gondet des 20 mètres mais que Gordon Banks sort avec un plongeon, ce sera la dernière chose intéressante. En conclusion, l'Angleterre confirme qu'elle est la favorite de son tournoi, impressionnant dans tous les secteurs du jeu et enfin les 3 attaquants se sont mis en évidence. La France quant à elle, manque de bouteille, l'effectif dont le joueur le plus capé ne possède que 20 sélection (Le buteur du Barca, Lucien Müller) et n'a même pas joué 1 minute est décidément trop courte pour aller en quarts.

 

Homme du match: Jackie Charlton

Le joueur le plus imposant est le grand frère de Bobby, Jackie Charlton. Le défenseur couvre autant de terrain que son frère (il part juste de plus bas !), intransigeant dans le marquage, dur dans les duels, il apporte même sa puissance physique dans de nombreuses actions offensives et pas uniquement sur coups de pied arrêtés.

 

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