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Les Tournois de football

L'histoire des Coupes du Monde et d'Europe de football. Avec les résultats, effectifs et résumés signés par moi-même.

Match 26

Groupe A

14 juin 1978

Monumental, Buenos Aires (67,547)

 

Italie - Allemagne de l'ouest 0-0 (Arb: Dusan Maksimovic, YOU)

 

1 Dino Zoff (C) (Juventus, 36)

2 Mauro Bellugi (FC Bologne, 28)

3 Antonio Cabrini (Juventus, 20)

5 Claudio Gentile (Juventus, 24)

8 Gaetano Scirea (Juventus, 25)

9 Giancarlo Antognoni (Fiorentina, 24) > 46'

10 Romeo Benetti (Juventus, 32)

14 Marco Tardelli (Juventus, 23)

16 Franco Causio (Juventus, 29)

18 Roberto Bettega (Juventus, 27)

21 Paolo Rossi (Vicenza, 21)

Remplaçants

15 Renato Zaccarelli (FC Torino, 27) < 46'

Entraîneur

Enzo Bearzot

 

1 Sepp Maier (Bayern Munich, 34)

2 Berti Vogts (C) (B. Mönchengladbach, 31)

4 Rolf Rüssmann (Schalke 04, 27)

5 Manfred Kaltz (SV Hambourg, 25)

6 Rainer Bonhof (B. Mönchengladbach, 26)

3 Bernard Dietz (MSV Duisbourg, 30)

11 Karl-Heinz Rummenigge (Bayern Munich, 22)

9 Klaus Fischer (Schalke 04, 28)

10 Heinz Flohe (FC Cologne, 30) > 68'

8 Herbert Zimmermann (FC Cologne, 23) > 53'

17 Bernd Hölzenbein (Ein. Francfort, 32)

Remplaçants

13 Harald Konopka (FC Cologne, 25) < 53'

15 Erich Beer (Hertha Berlin, 31) < 68'

Entraîneur

Helmut Schön

 

Résumé

Le Stade Monumental de Buenos Aires s'attendait à accueillir la sélection maison l'Argentine, mais celle-ci ayant terminé deuxième de son groupe laisse sa place à l'Italie. La Squadra Azzura affronte la Mannschaft dans ce qui s'annonce comme un des matchs les plus attendu du tournoi. Les deux Müller indispensables au tour précédent disparaissent de l'équipe alors que côté italien, aucun changement n'est à signaler. Une nappe épaisse de brouillard recouvre le Monumental; elle se dissipera vers le quart d'heure. Tout de suite l'Allemagne de l'ouest se montre dangereuse sur un corner, K. Fischer reprend peu aisément de la tête, ça file au-dessus mais belle opportunité d'emblée. Ce sont les ouest-allemands qui entament la partie avec envies et percutions, ils provoquent ainsi plusieurs fautes. L'Italie réagit au bout de cinq grosses minutes avec quelques actions obligeant la R.F.A. à défendre; la Squadra prend la possession de balle d'ailleurs, mais hormis l'occasion de Fischer aucune autre n'est à voir ! Les secteurs offensifs ne parviennent pas à contrecarrer les organisations défensives. Le public argentin déçu de ne pas voir son équipe, lancent des sifflets au jeu proposé car aucune des deux équipes ne semblent en mesure d'avoir le dessus. Bernd Hölzenbein (le héros qui était tombé tout seul, provoquant le penalty ouest-allemand en Finale 74) réalise une superbe reprise de volée à 18 mètres que Zoff doit sortir de sa lucarne. À défaut d'avoir du spectacle dans les 16 mètres, il y a une lutte dans le milieu. Tir en pivot de Flohe détourné en corner par un tibia italien, sur celui-ci Rüssmann en 1ère zone du crâne tente de croiser mais ça passe au-dessus. Cabrini qui fait un bon match est coupable d'une faute d'anti-jeu sur Rummenigge qui mériterait une carte. L'Italie créé des phases dans le rectangle de Maier mais sans s'achever par des tentatives au but. Enfin une occasion sérieuse pour les bleus et blancs, lorsque Bettega traverse de gauche à droite, avec un relais du talon de Rossi, la défense allemande, il fini même par dribbler Maier mais trop excentré il ne peut appuyer son essai qui est intercepté par un joueur revenu couvrir son keep. Zimmermann se fait soigner alors que Rossi est surpris suite à une intervention ratée de Kaltz de recevoir le ballon dans les 6 mètres (il touche du bras le cuir) et ne peut marquer. La minute suivante voit Bettega réussir un beau contrôle poitrine mais il loupe son extérieur du pied, ça passe nettement à côté alors qu'il était bien positionné. Une moitié de période pour chaque pays, d'abord le match penchait pour la R.F.A. puis ensuite pour l'Italie.

Zaccarelli remplace Antognoni (qui termine rarement les parties). C'est pareil qu'en début de soirée, l'Allemagne prend le jeu à son compte, elle dicte le rythme mais la défense adverse est solide. Des allemands s'échauffent déjà, Zimmermann n'est pas remis; Konopka prend son poste alors que le public s'impatiente. Un corner joué court dans l'angle de la surface de réparation sur Cabrini voit le centre de ce dernier rebondir à l'intérieur du piquet, Bettega qui avait suivi shoote à bout portant mais Konopka se lance tout comme Maier pour dévier, grosse chance. L'heure de jeu est atteinte et l'indécision est toujours de mise. Viens un temps-fort italien juste après la 60e, mais les réelles occases de buts ne sont pas là malgré que les allemands soient repoussés dans leurs 20 mètres. Zaccarelli est décalé sur un coup-franc, et de 22/23 mètres tire hors-cadre mais pas loin. Heinz Flohe aurait aimé obtenir un penalty mais Scirea prend le ballon. Tir loin à côté de Tardelli, c'est toujours l'Italie qui domine lorsque Erich Beer supplée Flohe (blessure). Une reconversion amène deux situations chaudes dans le rectangle de Zoff, ou tous les attaquants allemands touchent le ballon. À son tour Fischer réclame un penalty mais encore une fois Gentile prend aussi la balle, ça sent l'impuissance ! Sepp Maier beau plongeon pour arrêter une tête de Bettega. Le joueur du Bayern, Rummenigge s'aventure dans l'axe de plus en plus souvent pour se débarrasser du marquage de Cabrini aux environs de la 75e. Une demi-volée en un-temps de Fischer est cadrée mais trop molle après un joli travail de Beer sur l'aile gauche. Coup-franc joué en trois temps sur lequel Tardelli cadre. Des mauvais coups se perdent dans ces dix dernières minutes, les ouest-allemands ont du mal à relancer vers l'avant en cette fin de match; ce qui donne une raison supplémentaire au public du huer cette rencontre qui fini sur un mode assez pauvre. En conclusion, en dehors des 20 premières minutes le jeu s'est passé majoritairement dans le camp ouest-allemand, côté occasion c'est plus ou moins l'égalité donc au final la tendance est favorable à la Squadra. Mais ce score permet aux Pays-Bas de trôner en tête du groupe.

Homme du match: Antonio Cabrini

Un des duels clés du match fut celui entre Rummenigge et Cabrini, le latéral italien a pris la mesure du munichois qui s'est même résolu en seconde période à dézoner pour sortir du marquage du joueur de la Juve. À noter que beaucoup d'actions ont été enclenchées sur le flanc gauche et notamment par Cabrini qui a donné plusieurs centres qui auraient pu aboutir.

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