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Les Tournois de football

L'histoire des Coupes du Monde et d'Europe de football. Avec les résultats, effectifs et résumés signés par moi-même.

Coupe du Monde 1986 au Mexique, Huitièmes de finale: Argentine - Uruguay

Publié le 18 Juillet 2021 par Ygor Parizel in Argentine, Uruguay, Huitièmes de finale, Nery Pumpido, Sergio Batista, José Luis Brown, Jorge Burruchaga, Diego Maradona, Jorge Valdano, Ricardo Giusti, Oscar Ruggeri, Carlos Bilardo, Julio Olarticoechea, Enzo Francescoli, Wilmer Cabrera, Jorge Barrios

Match 40

Huitièmes de finale

16 juin 1986

Stade Cuauhtémoc, Puebla (26,000)

 

Argentine - Uruguay 1-0 (Arb: Luigi Agnolin, ITA)

Buts: 42' Pasculli (1-0)

 

18 Nery Pumpido (River Plate, 28) J

2 Sergio Batista (Argentinos Juniors, 23) > 85'

5 José Luis Brown (Déportivo Espanol, 29) J

7 Jorge Burruchaga (FC Nantes, 23)

9 José Luis Cuciuffo (Velez Sarsfield, 25)

10 Diego Maradona (Naples, 25)

11 Jorge Valdano (Real Madrid, 30)

13 Oscar Garré (Ferro Carril Oeste, 29) J

14 Ricardo Giusti (Independiente, 29)

17 Pedro Pasculli (Lecce, 26)

19 Oscar Ruggeri (River Plate, 24)

Remplacements

16 Julio Olarticoechea (Boca Juniors, 27) < 85'

Sélectionneur Carlos Bilardo

 

12 Fernando Álvez (Penarol, 26)

2 Nelson Gutiérrez (River Plate, 24)

3 Eduardo Mario Acevedo (Defensor Sporting, 26) J > 61'

5 Miguel Bossio (Penarol, 26)

8 Jorge Barrios (C) (Olympiakos, 25)

15 Eliseo Rivero (Penarol, 28)

14 Dario Pereyra (FC Sao Paulo, 29)

21 Wilmar Cabrera (FC Valence, 26) > 46'

19 Venancio Ramos (RC Lens, 26)

10 Enzo Francescoli (River Plate, 24) J

11 Sergio Santín (Atl. Nacional, 29) J

Remplaçants

9 Jorge Da Silva (Atl. Madrid, 24) J < 46'

18 Ruben Paz (Internacional, 26) < 61'

Sélectionneur Omar Borras

 

Résumé

À l'instar de la Pologne et de la Bulgarie, l'Uruguay avec deux points et un average très négatif est tout de même en 8e. Le sélectionneur uruguayen doit faire avec deux suspendus dans son arrière-garde, Batista et Diogo tandis que son homologue et voisin argentin, ne remplace que Borghi par Pasculli qui avait été titulaire lors de la 1ère journée. La prudence est de mise entre ces deux nations à la rivalité historique. La possession est en faveur de l'Argentine, ce qui est logique mais le jeu se cantonne au milieu, seul Maradona sur deux actions joue dans la verticalité par ses courses. On remarque aussi que Valdano évolue plus bas laissant Pasculli en pointe. Un peu avant la 10e la domination argentine se précise, elle occupe la moitié adverse. Enfin un envoi au but, à une vingtaine de mètres de Burruchaga pris facilement par Alvez. Arrêt de jeu pour Gutierrez envoyé dans les photographes ... sur le corner Maradona dans le rectangle à gauche donne un petit centre parfait vers Valdano qui tout seul près du point de penalty ne dévie pas suffisamment du front, gros raté. Première attaque uruguayenne alors qu'on est bientôt au quart d'heure et cela ne donne rien ! Match fermé pour le moment, les deux sélections font valoir leur réputation. Très compliqué d'établir un jeu offensif tant les duels sont gagnés par les défendeurs et tant cela manque de justesse dans les attaques et dans l'animation. Coup de coin bien donné au second poteau ou Pereyra s'élève plus haut que son opposant sans pouvoir repiquer vers la cage. La plus belle opportunité pour Maradona à priori le coup-franc qu'il botte semble trop éloigné (plus de 25 mètres), ça tape la barre même si Alvez était dessus. L'Uruguay commence à avancer vers le but adverse mais on est déjà à l'approche de la 25e. Cabrera est contré sur le côté du petit-rectangle, ça aurait pu être chaud. Intervention hargneuse de Giusti alors que c'est un match correct étonnement. Maradona situé approximativement au même endroit que précédemment, retente sa chance sur coup-franc mais au-dessus cette fois. La demi-heure de jeu et toujours aussi peu de spectacle. Carte pour Garré, qui met un coup à Francescoli. Tir cadré de Santin sans soucis pour Pumpido. Un autre coup-franc un peu plus près, est le moins bien frappé par Maradona. Valdano et Maradona essaient de donner des bonnes passes vers l'avant mais aucune ne fonctionne. Francescoli se venge sur Garré et est averti à son tour. Corner joué court, un centre part loin au second piquet sur Ruggeri qui boxe puissamment mais hors-cadre puis Maradona à gauche quasi en fond de ligne, centre en 1ère zone ou Gutierrez à une mésentente avec son keep, concédant un corner; sur celui-ci Ruggeri prend encore le dessus sur son défenseur mais sa tête est prise par Alvez. À la 42e l'Argentine trouve la faille, sur la droite Burruchaga donne vers Valdano dans les 16 mètres, deux défenseurs ne se comprennent pas et l'un d'eux, Acevedo renvoie le ballon vers le point de penalty ou Pasculli fusille le gardien, 1-0. Occasion uruguayenne avec Francescoli qui reçoit le cuir dans le rectangle adverse, il dépasse les arrières mais son contrôle trop long, est pris par Cabrera qui effleure la barre, il était très près du but.

L'Uruguay revient avec des intentions plus mordantes, la Celeste tient le cuir. À noter que Da Silva de l'Atletico est sur le terrain. L'Argentine manque d'un rien le 2-0, lorsque Maradona déborde à droite n'ayant pas de solution, il progresse quasi jusqu'au petit-rectangle ou il passe dans l'axe à Pasculli qui tackle mais ne peut pas marquer dans le but vide car Alvez était venu couvrir son piquet. Carte jaune pour Brown, les uruguayens réclament la rouge mais il n'était pas dernier homme; sur le coup-franc Francescoli cadre, Pumpido ne peut capter et un de ses arrières met dehors. Deuxième grosse occasion de cette mi-temps avec Valdano sur la gauche qui prend l'aile, au fond il réussit à donner en retrait à Burruchaga qui dans le petit-rectangle effectue une feinte envoyant au sol le gardien puis soulève le ballon par-dessus celui-ci mais Acevedo était revenu pour sauver sur sa ligne. L'Argentine se verrait bien doubler la mise avant le dernier quart d'heure. Forcing avec plusieurs phases arrêtées, Maradona est encore victime de fautes. Santin prend une carte pour bousculade sur Pasculli. Ensuite Maradona part au but évitant le hors-jeu, légèrement décalé il doit frapper, Alvez stoppe le tir filant entre ses jambes. Changement avec le meilleur joueur de la saison 85/86 au Brésil et futur équipier de Francescoli au Racing Paris, Ruben Paz. Après cela le rythme dégringole malgré un effort sur la gauche de Paz qui centre en retrait mais c'est dégagé sur le contre Maradona et Valdano filent au but se jouant de la défense, mais le but de Maradona est annulé car plutôt dans la phase il a fait tomber un adversaire. Dans cette dernière demi-heure Giusti, Valdano et Maradona tenteront des frappes plus ou moins dangereuses. L'Argentine attaque et veut conforter sa victoire. Paz dans un angle impossible reprend de demi-volée, ça décolle un peu trop mais bien essayé. À peu près 20 minutes à jouer et l'Uruguay se révolte mais parfois dans le mauvais sens, l'arbitre oublie de sanctionner; tir non cadré de Santin. On passe d'une surface à l'autre sans y entrer dans ces dernières minutes, on ne se découvre pas. Les uruguayens mettent du coeur et veulent accélérer alors que cela semble contre nature ! Une averse nettoie le stade alors que Bilardo fait un changement, l'Argentine joue la montre désormais, on casse le jeu par tous les moyens. Beau tir de Da Silva de l'arc-de-cercle, c'est croisé et Pumpido plonge pour détourner, Francescoli et un défenseur se jettent tout comme Pumpido et ce petit monde se percute, le gardien reste K.O. et deux minutes s'évanouissent; début de dispute. À la 89e, Pasculli s'échappe tout seul au but mais foire totalement le dribble qu'il veut exécuter sur Alvez. Les deux minutes de rajout n'apportent rien. En conclusion, un petit derby d'Amérique du sud en terme de qualité mais tous les matchs de ces huitièmes de finales sont plus serrés que prévu. L'Argentine clairement supérieur à l'Uruguay n'a jamais su se mettre à l'abri bien que la Celeste n'ait pas mis grandement en difficulté son adversaire.

Homme du match: Diego Maradona

C'est encore Diego Maradona qui est l'homme de ce match. Pas de but, ou d'assist mais une activité qui va toujours dans le sens du but contrairement à certains de ses équipiers. De plus, il provoque de nombreux coup-francs grâce à sa formidable couverture de balle, qui amènent le danger ou permettent de souffler. Il frappe la barre sur un magistral coup-franc et inscrit un but refusé pour une faute involontaire de sa part.

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