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Les Tournois de football

L'histoire des Coupes du Monde et d'Europe de football. Avec les résultats, effectifs et résumés signés par moi-même.

Match 20

Groupe 2

24 juin 1994

Silverdome, Pontiac (71,528)

 

Suède – Russie 3-1 (Arb : Joël Quiniou, FRA)

Buts : 4' Salenko (0-1 Pen), 37' Brolin (1-1 Pen), 59' Dahlin (2-1), 81' Dahlin (3-1)

 

1 Thomas Ravelli (IFK Göteborg, 34)

2 Roland Nilsson (Sheffield Wednesday, 30)

3 Patrik Andersson (B. Mönchengladbach, 22)

4 Joachim Björklund (IFK Göteborg, 23) > 89'

5 Roger Ljung (Galatasaray, 28)

6 Stefan Schwarz (Benfica, 25) J

8 Klas Ingesson (PSV Eindhoven, 25)

9 Jonas Thern (Naples, 27)

10 Martin Dahlin (B. Mönchengladbach, 26) J

11 Tomas Brolin (AC Parme, 24)

19 Kennet Andersson (Lille OSC, 26) J > 84'

Remplaçants

7 Henrik Larsson (Feyenoord, 22) < 84'

20 Magnus Erlingmark (IFK Göteborg, 25) < 89'

Sélectionneur Tommy Svensson

 

16 Dimitri Kharin (Chelsea, 25) J

2 Dimitri Kuznetsov (Espanyol Barcelone, 28)

3 Sergueï Gorlukovich (B. Uerdingen, 32) J R

5 Youri Nikiforov (Sp. Moscou, 23)

21 Dimitri Khlestov (Sp. Moscou, 23)

13 Aleksandr Borodyuk (SC Fribourg, 31) > 52'

9 Oleg Salenko (FC Valence, 24)

15 Dimitri Radchenko (Rac. Santander, 23)

18 Viktor Onopko (Sp. Moscou, 24)

8 Dimitri Popov (Rac. Santander, 27) > 41'

19 Aleksandr Mostovoï (Benfica, 25)

Remplaçants

10 Valéri Karpin (Sp. Moscou, 25) < 41'

4 Dimitri Galyamin (Espanyol Barcelone, 31) < 52'

Sélectionneur Pavel Sadyrine

 

Résumé

Choc entre nations européennes en quête de points. La Russie battue par le Brésil oblige Sadyrine a plusieurs modifications dont les apparitions des offensifs Salenko, Borodyuk et Mostovoï (qui a fait un bonne saison en prêt à Caen). Les hommes de Tommy Svensson doivent également engranger des unités après avoir été malmené par le Cameroun mais continue en gros à faire confiance à ses titulaires. Difficile à ressortir un favori pour ce match. Ca débute avec une carte jaune pour Gorlukovitch stoppant une bonne passe profonde avec les bras, un défenseur averti aussi tôt c'est un problème. Tir de K. Andersson trop au centre. Apparemment on veut mettre de la vitesse dans les échanges des deux côtés. Accrochage suspect pour la Russie, Borodyuk se fait agripper par un suédois quasi au petit-rectangle, penalty. Oleg Salenko le marque facile 0-1, départ idéal pour la sélection russe et le spectateur neutre ! Tir de Mostovoï qui était excentré à gauche, pas cadré. Pour le moment les ballons sont longs vers les avants suédois, ne donnant rien. Ca circule assez fluidement chez les russes, leurs défenseurs font un bon début de partie. Borodyuk puis K. Andersson tentent une frappe chacun hors-rectangle sans dangers pour les portiers. Bizarrement le but d'ouverture a refroidi les hostilités ! Tir non cadré de Salenko après un effort de Mostovoï côté gauche. Un envoi à distance de plus à l'actif de K. Andersson, toujours pas dans le cadre. Vingt minutes et la Suède n'a toujours pas réagit à ce but russe ! Volée depuis l'arc de Brolin, beau geste mais compliqué, ça passe à côté d'un petit mètre. Ballon en hauteur gagné par K. Andersson qu'il prolonge dans la surface adverse ou Brolin et Dahlin jouent ensemble, ce dernier arme une frappe puissante sur la latte. Ensuite tentative de demi-volée à près de 25 mètres de Thern, trop sur Kharin. On insiste à lancer des ballons aériens vers K. Andersson, les milieux scandinaves ne pèsent pas assez dans le jeu offensif, ils n'apportent quasi jamais le surnombre ou du soutien aux attaquants. Ca attaque sur les deux buts mais les essais sont tristes, strictement aucun périls pour les gardiens jusqu'à ce tir de Borodyuk hors de la surface qui reste cependant faible et une tête d'Ingesson loin au-dessus ; jaune pour Kharin prenant trop de temps pour un coup de pied de but. Deux, trois actions de suite ou des joueurs s'offrent presque des face-à-face avec les keepers mais une fois encore cela s'arrête là ! Occasion pour Dahlin au petit-rectangle qui essaie de plonger pour toucher de la tête un centre à la retourne de K. Andersson, il est accroché également, l'arbitre indique le point de penalty. Tomas Brolin égalise à l'aise 1-1. Il n'y avait que sur des penaltys que cela pouvait se décanter dans cette mi-temps pauvre offensivement. Valéri Karpin entre au jeu à la place de Popov qui n'a pas l'air d'être blessé. Kennet Andersson est averti à la 42e, est-ce que cela va ralentir son activité ? Un dernier tir non cadré est produit par la Suède dans le temps additionnel, on a attendu la pause dans ces derniers moments de la période.

Premier fait de la mi-temps est une blessure de Ljung au poignet ; un changement se prépare mais finalement le latéral remontera au jeu. Grosse opportunité pour Radchenko alors que la Suède évolue à dix, l'attaquant se retourne en face de Ravelli mais croise un chouïa trop son ballon à raz de terre. Tournant du match avec l'exclusion de Gorlukovitch pour une semelle sur Dahlin, voilà qui va peut-être tout changer ? Remise d'un ballon en retrait de Brolin suite à un coup-franc donné au-delà du second piquet, c'est P. Andersson qui se voit contré puis Thern conclut par un frappe immédiate au-dessus. Borodyuk sort pour un défenseur, Sadyrine joue le point du nul ? Carton pour Schwarz, jeu dangereux. Cependant pour le moment la Russie ne paraît pas reculer au contraire les russes contrôlent la possession. Centre depuis le coin gauche montant en cloche qui retombe au second poteau ou Brolin reprend tant bien que mal de la tête, Kharin détourne difficilement. Au tour de Dahlin d'être averti (il sera suspendu), ce n'est pas volé car violent. Ce même Dahlin dans l'arc-de-cercle reçoit une passe lointaine joliment enchaîné, il contrôle et frappe de volée ça passe vraiment tout près or quelques secondes plus tard l'attaquant du Borussia est à la réception au petit-rectangle d'un centre de Thern de la gauche, il croise parfaitement d'une tête plongeante 2-1. On est à l'heure de jeu comment la Russie va faire ? Les suédois font voyager le cuir, jouant sur toute la largeur, cherchant des passes profondes vers Dahlin. Comme en début de rencontre on expédie des ballons dans les airs à distance sur les attaquants, la Russie en infériorité fait jeu égal jusqu'à présent. Viktor Onopko évolue dans l'entrejeu maintenant, essayant d'amener sa justesse dans la construction offensive. Frappe anecdotique d'Ingesson de l'entrée du rectangle mais la Suède met le pied sur le cuir à l'approche de la 75e. Passe sautée de Brolin dans la course de K. Andersson pénétrant dans la surface celui-ci reprend à la volée, à côté car manque de lucidité dans le choix, il aurait du contrôler. Alors que cette fin de match s'endort, Kennet Andersson part à droite puis centre en un-temps entre le point de penalty et le petit-rectangle ou Dahlin loge une reprise de la tête foudroyante en pleine détente dans la lucarne 3-1. Sauvetage de Patrik Andersson aux six mètres sur une action russe intéressante. Henrik Larsson remplace le vaillant Kennet Andersson, pourtant déçu de ne pas terminer. Les russes s'installent dans les 35 mètres adverses mais sans réellement faire une poussée, il reste cinq minutes. Erlingmark monte à son tour. Radchenko marque un joli but d'avant-centre mais c'est annulé pour une bousculade contestable sur Björklund. Phase par la droite qui se fini par une frappe non cadrée de Karpin sans opposition bien que décalé dans la surface. Les scandinaves laissent trop jouer les russes mais sans conséquences. En conclusion, la Russie est perdue dans ce tournoi avec deux défaites ce sera très compliqué de s'en sortir. Tandis que la Suède à travers ce match de qualité médiocre se retrouve avec quatre points au compteur. Le match a été triste avec peu de spectacles, il a fallut deux ou trois phases rondement menées pour sortir de l'ennui avec des jolis buts à la clé pourtant on a pas spécialement l'impression que la Suède était largement supérieur à cette sélection de Russie.

Homme du match : Kennet Andersson

Le grand gaillard du LOSC sait certes jouer comme un pivot avec un jeu aérien perfectionné mais cela ne le cantonne nullement à ce rôle. Car Kennet Andersson travaille énormément dans les autres registres du jeu d'attaquant, il court des kilomètres, va au duel, dribble et tente souvent sa chance au but. Cela fait du bien d'avoir un joueur comme lui dans une équipe parfois laborieuse dans la collectivité. D'autres acteurs de ce match ont été tout à fait corrects comme Dahlin (en seconde période), Onopko ou encore Mostovoï.

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